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É
v e n t a i l d’É t é
Les
vans élèvent, dans la brise,
un or
inouï qu'ils tamisent !
Le
doux blé déballe son grain,
cymbale au son pur, aérien...
Les
beaux prés vont en maraude,
où
marine de l'émeraude.
À
bord tout vert, en baladin,
polit
la lampe d'Aladin.
L'oiseux chant des hauts bois s'orchestre,
à
l’unisson siffle son maître :
le
mât des hêtres fortunés
à la
coupe fut destiné !
La
vigne rend son âme d'ange,
cent
devins leurs pieds nus mélangent…
Au
foudre ira le fier dieu,
libérer le chai radieux !
Hélène Vanbrugghe
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