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G
e s t e d e l’A v e n i r
L'araire en bois, le soc de fer
délivrant Terre de l'enfer,
l'orphique sang de la Nature
anime un site et sa verdure…
La
sève accourt aux moelleux os
de l’arbre, et sert un brouet chaud :
la Vérité d'un puits s'aère,
l’essentiel cordeau se libère !
Océanique maître hautain,
le
Navire, oscillant, se tint,
la proue aux vagues déferlantes,
la
poupe en suif, de larmes lentes…
Le vent force un fortuné mât,
la voile grossit d'un sabbat !
La toison des îles se dore,
où l'idole une Étoile adore.
Bogue éclatée en la saison,
le
bateau bondit au sillon :
écartelant des flots en ire,
l’étrave au Néant ne chavire !
L’ère son gouvernail attend,
où Terre a su vernir l’étang…
L’être saluant la Matière
sauve la Vie élémentaire.
Je
vois un phare, au fier désir
d’engendrer l’atout d’Avenir :
les yeux des cités se dessillent,
ô
Verte porte à domicile !
Hélène Vanbrugghe
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