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P
r i è r e à P a u l V a l é r y
Démiurge d’un ciel angélique,
devin
des contre-chants orphiques,
déchiffrais-tu, dans l’Univers,
l’Autre architecture du vers ?
Tu
fus d’un temple cariatide,
l’augure d’Avenir valide ;
ta
muse avère, sans leçon,
l’ébat des cœurs à l’unisson…
Dis
au Machiniste sans âme,
qu’il
s’éclaire aux tragiques flammes,
Terre
attend son éternité,
l’antique Azur sa pureté !
L’ère
trace un nouvel espace,
où le
Peuple prendra sa place :
sous
ton Hêtre suprême et vert,
qui
se libère dans l’éther !
Hélène Vanbrugghe
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